La CGT montre ses muscles, mais se dit prête au dialogue

 

La CGT veut faire de la troisième semaine de juin « un temps fort d’initiatives et de mobilisations dans l’ensemble des territoires ». Elle prête au gouvernement l’intention de préparer « la casse du code du travail et de la protection sociale » à coup d’ordonnances, pendant la période estivale.

 

Il n’y a pas d’urgence à réformer le Code du travail, analyse la confédération de Montreuil, rejoignant sur ce point la CFE-CGC. Elle ajoute que la réforme prévue accentuera le chômage, la précarité, l’explosion des inégalités.

 

 

Pour autant, la CGT ne ferme pas la porte au dialogue. Elle se dit prête à se rendre au rendez-vous avec le président de la République, dès qu’il sera fixé. « Mais nous ne ferons pas office d’alibi avec un pseudo dialogue social ou une simple concertation », prévient-elle. « Nous nous y rendrons de façon offensive, en portant nos exigences sociales, empreintes de modernité pour toutes et tous. Ses revendications sont prêtes : la semaine de 32 heures, l’augmentation des salaires et des pensions de retraite ; le renforcement du droit d’expression des salariés et d’intervention de leurs représentants ; l’amnistie pour les militants syndicaux et le respect des libertés syndicales ; le renforcement des conventions collectives et le rétablissement de la hiérarchie des normes.

.