La CGT réclame, d’urgence, des assises de l’alternance

La CGT n’entend pas laisser au Medef le monopole d’une réflexion sur l’apprentissage. La confédération de Montreuil propose des assises de l’alternance.

La CGT a une analyse différente de la situation. Selon elle, l’organisation patronale « dramatise outrageusement la situation en France alors même que la situation en Europe, y compris en Allemagne, est loin d’être au beau fixe ». « Le Medef voudrait faire croire qu’il prend l’initiative d’exiger une réforme globale de l’apprentissage, alors qu’il a refusé toute concertation lors de l’élaboration de la loi de mars 2014 sur la formation professionnelle et l’apprentissage » poursuit le communiqué.

 

Alors que le patronat regrette la baisse des entrées, la CGT lui oppose la chute des embauches en fin de parcours : – 6 % entre 2012 et 2013, 65 % ayant obtenu un emploi et 30 % se trouvant au chômage. « Cela pose la question des véritables freins au développement de la voie professionnelle : orientation scolaire par défaut, discrimination à l’embauche, déréglementation du Code du travail notamment en matière de sécurité pour les mineurs, faiblesse des exigences en matière de tutorat en entreprise, mise en concurrence entre le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation, etc. ».

 

 

La CGT rejette aussi les propositions du Medef concernant la flexibilité de l’entrée en formation des apprentis tout au long de l’année. Elle réclame d’urgence des Assises de l’alternance. Le Premier ministre, Manuel Valls, envisage une réunion sur l’apprentissage le 12 mai.