La coiffure, secteur recruteur mais sous-estimé

L’Union Nationale des entreprises de coiffure (Unec) veut la reconnaissance des pouvoirs publics, estimant qu’ils n’apprécient pas le secteur à sa juste valeur. « En tant que second secteur de l’artisanat, nous contribuons à la formation de milliers de jeunes, à l’attractivité des territoires, aussi à la transmission d’un savoir-faire envié partout dans le monde », énumère le président de l’organisation professionnelle, Bernard Stalter, également président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (photo).

 

Deuxième secteur de l’artisanat avec un chiffre d’affaires annuel de 6,16 Mds€, cette activité se porte bien, mais elle souffre d’un déficit d’image. « Parfois dénigrée, souvent dévalorisée, elle ne bénéficie pas d’une attention pourtant méritée des pouvoirs publics », dit l’Unec. Elle rappelle que 188 000 professionnels, chefs d’entreprise, salariés et apprentis contribuent au quotidien à l’attractivité et au dynamisme des territoires, mais aussi à la formation et à l’emploi des jeunes. Ils sont plus de 17 000 apprentis et 2 350 jeunes en contrat de professionnalisation à apprendre le métier (CAP, Brevet professionnel, BTS, BM et bientôt Bac pro, ainsi qu’un CQP responsable de salon.

 

L’Unec attend un coup de main de l’État pour maintenir la qualification professionnelle, lever les freins à l’embauche (de nombreuses offres d’emploi restent vacantes) et favoriser les investissements.