La course à la représentativité patronale fait des étincelles entre la CGPME et le Medef

Le dernier communiqué ironique de la CGPME a de quoi irriter l’état major de l’avenue Bosquet. La campagne pour la représentativité patronale est lancée.

 

L’organisation présidée par François Asselin est grinçante : « la CGPME ne peut que se réjouir de la soudaine conversion du MEDEF passé, par la grâce du texte sur la représentativité patronale, du statut incontesté de représentant du CAC 40 à celui, contesté, de défenseur des artisans, TPE et PME . Bien du chemin reste cependant à parcourir pour que les actes suivent les déclarations ».

 

Elle se fait même provocante : Nul doute que le MEDEF aura maintenant à cœur de se saisir rapidement de la question des relations entre les grands donneurs d’ordres et leurs sous-traitants, entre les commerçants de proximité et la grande distribution intégrée, entre le monde bancaire et les TPE ».

 

Toutefois, elle ne perd pas de vue l’essentiel : garder un maximum de petits patrons dans son giron : « les TPE et les PME  doivent savoir que la CGPME est le véritable fer de lance de la lutte contre le travail détaché, qu’elle a toujours été opposée au compte individuel de prévention de la pénibilité ou à l’instauration des commissions paritaires interprofessionnelles régionales introduisant les syndicats dans les TPE, autant de textes négociés dans le dos des petites entreprises pour d’obscures raisons politiciennes ».