La couverture maladie universelle complémentaire soutient le pouvoir d’achat des plus modestes

La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS) visent à améliorer la couverture santé des publics les plus susceptibles de renoncer aux soins pour des raisons financières. À la différence des prestations en cash telles que les allocations familiales, l’aide au logement ou les minima sociaux ils sont servis en nature. Il est cependant possible de convertir leur impact en équivalent monétaire. C’est ce que fait Antoine Sireyjol dans une note que publie la Drees (ministère des Affaires sociales et de la Santé).

 

En 2014, 5,5 millions de personnes étaient bénéficiaires de la CMU-C ou de l’ACS en France métropolitaine, à qui elles distribuent l’équivalent de plus de 2 Mds€, sans atteindre toutefois l’ensemble de leur public cible.  En équivalent monétaire, ces transferts en nature représentent des sommes importantes. En moyenne, la CMU-C représente un gain de 440 € par an et par bénéficiaire. Le montant du chèque ACS atteint en moyenne 290 € par an et par tête.

 

Ces deux dispositifs, qui représentent 9 % des revenus des bénéficiaires ayant les niveaux de vie les plus faibles, réduisent les inégalités de manière significative, mais cet effet pourrait être amplifié si toutes les personnes éligibles y avaient recours, souligne le document. Le taux de recours à la CMU-C est estimé entre 64 % et 77 %, celui de l’ACS entre 30 % et 43 %. En outre,  80 % seulement des personnes demandant le chèque ACS l’utilisent. Si toutes aisaient valoir leurs droits, on totaliserait 8 millions et 10 millions de récipiendaires de l’ACS ou de la CMU-C (contre 5,5 millions actuellement) et le coût de ces aides atteindrait 3,1 Mds€ à 3,9 Mds€, est-il précisé.