La crise du coronavirus accentue la défiance à l’égard des directions générales  

Seulement 15 % des cadres pensent que la direction de leur entreprise réussira à gérer les perturbations, telles que l’épidémie de COVID-19, d’après une étude du cabinet d’origine canadienne Odgers Berndtson, spécialisé dans le recrutement de cadres.

À partir de données recueillies auprès de quelque 2 000 cadres supérieurs, gestionnaires et membres de conseils d’administration d’entreprises des quatre coins du monde qui affichent un chiffre d’affaires de 50 M à 5 Mds de dollars, il a dégagé une mesure de la confiance dans la capacité à favoriser la réussite de leur entreprise en période de fortes perturbations.

 

À peine un cadre sur six à travers le monde fait confiance à sa propre direction générale pour gérer efficacement les crises à venir, telles que les pandémies, les progrès technologiques, les transformations démographiques et les changements climatiques. L’étude constate que « l’épidémie de coronavirus est un exemple de la difficulté de diriger une organisation dans l’écosystème mondial actuel, qui évolue rapidement ». Le document souligne que 88 % des cadres supérieurs et des dirigeants s’attendent à ce que ces perturbations s’intensifient au cours des cinq prochaines années. Les résultats sont similaires dans toutes les régions du monde.

 

Pour Odgers Berndtson, les grandes entreprises doivent « réinventer le leadership » pour s’adapter au monde moderne. « La qualité du leadership n’a jamais été aussi importante, affirme Kester Scrope, patron d’Odgers Berndtson.