La crise sanitaire n’y change rien, le salaire reste le premier critère d’attractivité

Crise ou pas, le salaire demeure une priorité pour plus de 60 % des salariés quand ils choisissent de rejoindre un employeur. Devant l’ambiance de travail.

L’étude Randstad Employer Brand Research qui analyse chaque année les critères d’attractivité des entreprises est catégorique. La crise sanitaire a beau secouer le marché de l’emploi, la hiérarchie des attentes à l’égard des employeurs ne change pas. L’édition 2021, menée après un an de gestion de l’épidémie, confirme cette constante observée depuis 2014.  Parmi les personnes interrogées, 65 % citent cet item en premier lieu, devant l’ambiance de travail (63 %) et l’équilibre entre vies professionnelle et personnelle (58 %).  « L’activité repart dans la quasi-totalité des secteurs. Les entreprises recrutent et leur marque employeur est un atout pour attirer et fidéliser les meilleurs profils. Avec le retour progressif des collaborateurs en présentiel, les entreprises doivent se réinventer et être plus que jamais à l’écoute de leurs équipes qui ont su démontrer leur capacité à travailler en plus grande autonomie » analyse Frank Ribuot, président du groupe Randstad en France (photo).

 

Bien que le nombre de demandeurs d’emploi se soit nettement accru pendant la crise, les Français restent relativement confiants quant à leur avenir professionnel : 53 % d’entre eux ne craignent pas de perdre leur emploi. Toutefois, le contexte épidémique reste un objet de préoccupation pour 22 % des sondés qui s’inquiètent pour leur poste. Cette inquiétude est plus répandue au sein de la jeune génération qui a connu une intégration difficile sur le marché de l’emploi et craint que d’éventuelles réductions d’effectifs. Ainsi, près du tiers des moins de 24 ans (32 %) a peur de se retrouver au chômage cette année. Cette proportion chute à 16 % pour les seniors de 55 ans et plus.