La culture d’entreprise à l’heure de la mondialisation peut ne pas être un gadget

Dans un ouvrage paru aux éditions Des Ilôts de résistance, une trentaine de DRH et de dirigeants livrent leurs réflexions sur la culture d’entreprise, à l’heure de la mondialisation.

Cet ouvrage coordonné par Yves Barou, président du Cercle des DRH européens, confronte la nécessité pour les entreprises d’entretenir leur propre culture interne et l’obligation de s’insérer dans un monde global ou langues, et savoirs être diffèrent d’un pays à l’autre. Tout cela en pilotant des équipes d’origines plurielles.

 

A travers des contributions thématiques (égalité professionnelle, représentation des salariés, mobilité professionnelle, etc.), les praticiens des ressources humaines, exposent en s’appuyant sur leur expérience, les voie étroite qui reste possible entre des exigences en apparence contradictoires. Il est possible de marier particularisme locaux et politique globale, esprit d’entreprise et expansion internationale, à condition de ne pas simplifier à l’extrême des concepts de management passe-partout.

 

Les auteurs n’hésitent pas à railler certains errements de l’entreprise moderne dans un monde globalisé : le globish qui revient manier à longueur d’Anne un anglais appauvri véhicule de slogans creux, l’enfermement dans les idées des autres, sous prétexte de culture corporate, l’intégration à marche forcée des nouvelles technologies, etc.

A ce compte, faut-il prendre au sérieux les cultures d’entreprise avec leurs plaquettes en quadrichromie et leurs valeurs autoproclamées ? interroge Yves Barou. Les contributions tendent à répondre que par l’affirmative, tout en suggérant une multitude de pistes pour rester authentique.

Les cultures d’entreprise européennes au défi d’un nouveau monde
aux éditions Des Ilots de résistances