La fédération FO Métaux plaide pour une application progressive des normes anti pollution

Réduire les émissions de CO2 oui, mais par paliers et selon un rythme plus progressif que celui envisagé par commission environnement du Parlement européen. Ce dernier s’est prononcé pour une réduction des émissions des véhicules particuliers et véhicules utilitaires légers de 20 % entre 2021 et 2025 et de 45 % à l’horizon 2030.

 

« Ces objectifs, louables pour le futur de notre planète, sont néanmoins irréalistes à court terme et menacent les emplois automobiles français, soit 9 % des emplois directs et indirects, c’est-à-dire 2 millions de salariés », alertent les métallos FO. La fédération que dirige Frédéric Homez (photo) propose « des paliers acceptables », soit une baisse de 20 % d’ici à 2030.

 

 « Les constructeurs automobiles français ont fait un effort considérable depuis la mise en place des normes antipollution européennes. Les centres de R et D proposent de nombreuses technologies nouvelles pour diminuer les polluants atmosphériques, au premier rang desquels le CO2, l’ensemble des émissions de leurs voitures a été divisé par 10 en moyenne depuis 1992 », plaide FO.