La fonction publique hospitalière anticipe les métiers émergents

Derrière la pénurie de médecins hospitaliers se cache le risque de tension sur des métiers nouveaux ou en fort développement. L’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) s’arme pour anticiper.

Si elle n’y prend garde, l’hôpital public pourrait se retrouver en panne de professionnels aguerris dans quelques années. Pas seulement dans le domaine médical, mais aussi dans les métiers émergents. Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH), opca de la branche propose aux établissements une cartographie, adaptée selon les particularités des régions. Il en ressort trois familles de métiers dans lesquelles il est urgent de former et de recruter.

 

Primo, l’hôpital aura besoin de spécialiste de l’organisation, de la gestion et de la santé sécurité au travail. Bref, de compétences transversales correspondant. Il s’agit des gestionnaires de plannings, des techniciens d’information médicale (TIM), des contrôleurs de gestion, des juristes et des acheteurs. Les responsables des risques, notamment risques psychosociaux (RPS) pourraient aussi manquer à l’appel.

 

Secundo, le secteur doit suivre de près ses ressources dans le domaine des évolutions technologiques, en particulier dans les systèmes d’information et le biomédical.

 

Tertio, la fonction publique hospitalière voit monter les métiers qui répondent aux besoins des personnes âgées. Dans cette catégorie se classent les psychomotriciens, ergothérapeutes, professeurs d’activité physique adaptée (APA), diététiciens. Les infirmières en établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les assistantes en gérontologie et les infirmières coordinatrices en font également partie, tout comme les socioesthéticiennes et les animateurs accompagnants éducatifs. Reste à voir si les moyens de formation et les capacités de recrutement sont à la hauteur.