La formation favorise l’insertion, pas forcément un meilleur salaire

La région Paca a demandé à l’Observatoire régional des métiers et au Céreq  de comparer les taux et conditions d’insertion de deux groupes de  jeunes. L’un ayant bénéficié d’une formation qualifiante, l’autre pas. Bilan :  les diplômés s’insèrent mieux, mais sont moins bien  rémunérés à l’embauche.

Après avoir lourdement financé la formation des jeunes demandeurs d’emploi ces dernières années, le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur a voulu mesurer les résultats de sa politique. Cette  mission a été confiée à l’’Observatoire régional des métiers (ORM) et au Céreq. Le premier organisme a suivi pendant trois ans un panel de stagiaires ayant bénéficié d’un parcours diplômant dans les métiers du travail social, du commerce- vente, des services aux personnes et collectivités et  des activités de loisirs,  ainsi que dans la filière BTP. De son côté, le Cereq a observé de près un autre groupe constitué de jeunes ayant les mêmes caractéristiques, mais n’ayant pas profité de l’accompagnement vers une qualification.  

 

Résultat : alors que 45% d’entre eux n’avaient aucun diplôme au début du parcours, 82%  des ex-stagiaires ont décroché le diplôme correspondant au cursus suivi. Deux ans plus tard, leur taux d’emploi est supérieur à celui des jeunes et adultes n’ayant pas suivi de formation : 60% contre 50%. Curieusement, les diplômés ne sont pas mieux rémunérés. Au contraire, ils gagnent en moyenne 50 € de moins par mois. Encore plus surprenant, leur statut est moins stable : 23% des anciens stagiaires sont en CDI contre 26% dans l’autre échantillon. « Ce léger désavantage sur les conditions d’emploi est à relativiser car il pourrait n’être que transitoire », souligne l’étude. Elle laisse entendre qu’avec un parchemin en poche, la marge de progression est plus importante et plus rapide. En somme, une question de temps.