La France améliore son attractivité mais peut mieux faire, selon les patrons de filiales étrangères

La dixième édition des Etats de la France dresse un premier bilan de ces actions entreprises par le gouvernement pour rendre l’Hexagone attractif pour les entreprises étrangères, en collaboration avec EY. Ils ont demandé à Ipsos de réaliser un nouveau sondage sur l’image de la France auprès des responsables de sociétés étrangères ayant plus de 250 salariés en France.

 

Résultat : « le jugement global sur l’attractivité de la France s’améliore assez nettement en un an ». Environ 32% des dirigeants interrogés estiment que le pays est sexy pour les entreprises, soit 9 points de mieux qu’en 2014. Sur ce point, l’action du gouvernement pour faciliter l’implantation des investisseurs internationaux est reconnue et appréciée par une majorité.

 

C’est le cas notamment des dispositifs visant à l’assouplissement des contraintes sociales : l’assouplissement des règles qui encadrent le travail le dimanche (qui va dans le bon sens pour 93% des entreprises interrogées), la fusion des IRP et la simplification des procédures d’information et de consultation du comité d’entreprise (90%) et la dépénalisation du délit d’entrave (87%).

En outre, les mesures fiscales telles que : l’amélioration du régime fiscal des impatriés (82%), la stabilisation de l’environnement fiscal et la non-rétroactivité des lois (81%) et la réduction du coût du travail (72%) sont positivement perçues. Par ailleurs, les dispositifs comme la simplification des démarches administratives pour les salariés étrangers (90%), la réduction du nombre de régions et la création des métropoles (82%) sont jugées incitatives.

 

Mais derrière ces considérations positives se cachent de vives critiques. Pour une très large majorité, (68%) la France n’est pas séduisante. Ceux qui jugent que la France n’est pas économiquement accueillante pour les entreprises estiment aussi massivement (90%) que le pays pourrait rapidement devenir une terre de prédilection dans un délai d’un à cinq ans.

 

Selon les filiales de groupes étrangers, il faudrait simplifier le Code du travail ( 99% des entreprises interrogées), réformer le contrat de travail (95%) et dépénaliser le droit du travail (88%). La suppression des 35 heures est également considérée comme une décision qui permettrait de favoriser les investissements étrangers (92%). A quelques mois de la grande réforme du code du travail eurs attentes  sont donc particulièrement fortes dans ce domaine.