La gestion d’un départ de l’entreprise est aussi importante que l’intégration d’une nouvelle recrue

Un départ volontaire, cela se gère. Minutieusement, l’enjeu est important pour les entreprises. Toutes n’attachent pas à ce que les consultants appellent dans leur jargon l’offboarding l’attention nécessaire. A peine 8% d’entre elles ont une procédure formalisée et rodée.  Le processus reste méconnu d’une bonne partie des salariés.

 

Le cabinet de recrutement Hays qui s’est penché sur la question observe que l’on a « trop souvent tendance à associer le départ d’un collaborateur à quelque chose de négatif. C’est une étape naturelle, aussi bien dans le parcours du salarié que dans la vie de l’entreprise. Formaliser des process d’offboarding permettrait donc d’encadrer et de désacraliser l’acte de “départ”.

 

C’est également un moyen pour l’entreprise de soigner sa marque employeur, par le biais notamment d’anciens employés “ambassadeurs” de la structure . Pour preuve, 85 % des personnes interrogées seraient prêtes à parler positivement de cette société autour d’elles si leur départ se passe bien. Dans près de 70 % des cas, les collaborateurs seraient même enclins à réintégrer une entreprise qu’ils ont quittée, si l’accompagnement de leur départ les a satisfaits.

 

Selon les entreprises qui le pratiquent, les étapes essentielles de l’offboarding seraient la passation des missions et procédures au sein des équipes ; l’annonce du départ en interne et la réalisation d’un bilan de départ.