La journée de solidarité : une pure aberration, répète inlassablement la CFTC

La confédération persiste et signe : travailler des salariés sans les rémunérer est une arnaque. Et « Au-delà du principe inacceptable, cette mesure arbitraire se traduit concrètement par nombres d’aberrations ». La CFTC cite notamment la différence de traitement entre l’ employé de supermarché obligé de travailler gratuitement un jour férié, alors qu’un agent de la SNCF est censé travailler 1 mn 52 de plus par jour pour acquitter la journée dite de solidarité. Elle invoque aussi le cas des professions libérales qui bénéficient d’une exonération de fait.

 

Pour l’organisation, l’affichage « journée de solidarité » dissimule mal une taxe de 0,3% sur les salaires, qui rapporte plus de 2 Mds€ par an.  Elle ne conteste pas qu’il est « indispensable qu’un effort financier important soit fait au profit des personnes dépendantes et handicapées ». En revanche, dit-elle, « cet effort doit être organisé et justement réparti ».

 

Au nom du principe « tout travail mérite salaire », la CFTC couvre par un mot d’ordre de grève tout salarié du secteur privé que son employeur voudrait faire travailler gratuitement le lundi de Pentecôte ou tout autre jour qualifié de « journée de solidarité ».