La mauvaise organisation du travail, première cause de dégradation de la compétitivité des entreprises

Le Groupe Apicil et le cabinet Mozart Consulting présentent les conclusions de l’étude 2017 de l’Indice de bien-être au travail, alias IBET, qui évaluer le risque socio- organisationnel au sein des entreprises. Il passe en revue des indicateurs tels que l’absentéisme, le nombre de départs contraints, la compétitivité, la santé globale de l’organisation, la responsabilité sociale ou encore la qualité de vie au travail. L’indice comporte dix niveaux de gradation, allant de sur engagement (IBET proche de 1) à chaos (le pire, soit 0,55). Entre ces extrêmes, on descend les marches, de l’adhésion à la bonne pratique, puis à ’indice contenu, au contraint, au dégradé (IBET 0,75) . En dessous, il y a pire : les niveaux qui correspondent à un environnement dégradé, au désengagement, à l’épuisement, juste avant le renoncement et le chaos.

 

C’est le niveau dit contraint qui caractérise la situation sociale dans les entreprises en 2017, d’après les conclusions d’Apicil et de Mozart Consulting. L’étude souligne que tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. L’industrie fait nettement mieux que les autres familles professionnelles. Les secteurs de l’énergie-environnement et de la banque assurance affichent aussi un score supérieur à la moyenne, avec des performances respectives de 0,85 et 0,86. A l’inverse, le climat se dégrade dans la construction qui perd 3 points par rapport à l’année dernière, passant d’un niveau contraint à dégradé. Globalement, le secteur tertiaire perd un point.

 

La taille des entreprises influe sur le bien-être au travail des salariés. Les TPE et PME ont plus de du mal à créer de l’engagement et à fidéliser leurs salariés.Cet indice n’est pas anodin : « l’impact du mal-être au travail représente ainsi un coût moyen par salarié de 12 600 €, soit un coût compressible de 10 000 € par an et par salarié, dont 77 % sont dus aux désengagements réciproques de l’entreprise et des collaborateurs, 23 % aux non- disponibilités pour raison de santé ou de sécurité.  Au total, ces dysfonctionnements coûtent cher : 230 Mds €, soit 11,5 % du PIB 2015.