La mixité, un difficile pari à relever dans le secteur de l’énergie

L’énergie, comme tous les secteurs à forte dimension technique, est confrontée à la difficulté de réussir à développer une plus grande mixité des équipes dans les métiers techniques. La branche tente de bâtir une politique de recrutement et d’accompagnement des parcours professionnels à la hauteur de l’enjeu. Un chemin escarpé.

La mixité progresse dans les industries électriques et gazières, mais la parité et l’égalité sont encore loin. Le taux de féminisation des effectifs était de 22,3 % en 2002 lors de la première enquête exhaustive jamais menée sur ce thème dans la branche. Il est aujourd’hui de 27,2 %. Les progrès sont moins nets dans la filière technique, où le ratio femmes hommes plafonne à 14 %). C’est nettement moins que dans les filières commerciales et tertiaires où les femmes sont majoritaires.

 

Les outils pour accélérer le changement sont connus : la formation, le parcours professionnel et l’égalité en matière de rémunération. Un travail plus global sur les stéréotypes et la formation initiale est également indispensable pour attirer les jeunes filles en formation vers des métiers plus techniques et aujourd’hui masculins (et réciproquement pour les filières tertiaires), conviennent les organisations d’employeurs de la branche.

 

Le dialogue social joue également un rôle important. « Les négociations collectives de la branche des IEG et d’entreprises traduisent la dynamique engagée et partagée de la nécessité de mener des actions concrètes et mesurables en faveur de l’égalité professionnelle », assure-t-on.Plusieurs du secteur ont créé des réseaux de femmes qui sont très actifs (Énergies de femmes, Ex Aequo, Women in Networking…) et permettent le partage d’expériences, le développement de réseaux. Bon nombre de managers et de dirigeants hommes s’impliquent également dans le mentorat. En outre, un travail important et de fond est mené dans les entreprises en lien avec l’éducation nationale, les écoles et des associations (« Elles bougent » par exemple) pour sensibiliser et promouvoir l’accès des femmes à des métiers techniques.