La polémique enfle, entre les organismes de formation et le ministère de tutelle

Le 11 octobre, la Secrétaire d’État à la Formation professionnelle, Clotilde Valter a jeté un pavé dans la mare en affirmant que des organismes privés de formation, représentés par la Fédération de la formation professionnelle (FFP), exercent un lobbying pour faire échouer la transformation de l’Afpa en établissement public. «Il y a des acteurs privés qui ne demandent qu’une chose, que ça ne marche pas », a-t-elle indiqué. Avant de poursuivre : « Ils considèrent que l’Afpa est un concurrent et les plus extrêmes pensent que l’Afpa devrait disparaître. La seule transformation de l’Afpa qu’ils accepteraient, c’est une structure de formation banalisée, soumise à la libre concurrence ».

 

La réaction de la FFP n’a pas tardé. Son président, Jean Wemaëre, explique : «  Défendre des marchés captifs, c’est renoncer à l’innovation et à la qualité. Nous ne souhaitons pas la disparition de l’AFPA. Mais l’État ne doit pas sauver l’AFPA en ignorant le droit et au détriment des organismes privés de formation qui assurent 75 % des formations ». L’organisation se dit « étonnée des propos virulents et inquiétants a FFP ». Elle affirme ne pas comprendre les motivations de Clotilde Valter.