La prime à l’embauche bénéficie aux entreprises de l’économie sociale et solidaire.

Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du commerce de l’artisanat de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, rappelle que l’aide à l’embauche destinée à stimuler la création d’emplois dans les PME est ouverte aux entreprises de l’économie sociale et solidaire. Ce secteur aura besoin de 700 000 nouveaux collaborateurs d’ici 2020. Parmi eux, 600 000 viendront remplacer les seniors en fin de parcours. S’y ajouteront 100 000 créations de postes. L’aide gouvernementale devrait selon Bercy, « finir de convaincre dès cette année les 8 entrepreneurs sociaux sur 10 qui se disent prêts à recruter à l’avenir. »

Le mécanisme reste simple. Le pécule de 2000 € par an pendant deux ans est versé pour toute embauche en CDI ou en CDD de 6 mois et plus comprise entre le 18 janvier 2016 et le 31 décembre 2016, pour un salaire jusqu’à 1,3 fois le SMIC. Cette aide bénéficie aux entreprises de droit privé situées en métropole et dans les départements d’outre-mer, quel que soit leur statut juridique. Ainsi, les associations, les mutuelles, les coopératives, les fondations et les sociétés commerciales d’utilité sociale sont éligibles à ce nouveau dispositif.

 

Cette mesure concerne également les groupements d’employeurs soit au titre de l’embauche d’un salarié permanent soit au titre d’un salarié mis à disposition des entreprises adhérentes. Elle s’applique par ailleurs contrats de professionnalisation d’une durée supérieure ou égale à six mois.

 

En cohérence avec les autres dispositifs mis en place par le Gouvernement, cette aide permet notamment à un employeur de consolider la collaboration d’un salarié recruté en emploi d’avenir dont le contrat s’achève. Il en va de même pour les autres emplois aidés.

 

Le montant total de l’aide est égal à 4 000 €, réparti sur vingt-quatre mois maximum, à raison de 500 € sur chaque période de trois mois d’exécution du contrat . Si le salarié est embauché à temps partiel, l’aide sera versée au prorata de la durée de travail. La demande d’aide doit être envoyée par l’employeur dans les six mois suivant le début de la prise de poste.