La protection sociale absorbe un tiers de la richesse nationale créée

Une étude de la Direction de la recherche, des études et de l’évaluation et des statistiques (ministère des Affaires sociales), chiffre les dépenses de protection sociale à 715 Mds €, soit 33,8 % du produit intérieur brut

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie son rapport annuel sur la Protection sociale en France et en Europe en 2013, dernière année dont les comptes sont disponibles. Il constate une modération des dépenses de protection sociale. Elles représentent 715Mds €, soit 33,8 % du PIB. Sans surprise, les prestations constituent la majeure partie des débours : 672 Mds€, environ un tiers de l’enveloppe globale, en hausse de 3 %. Le rythme est quasiment inchangé depuis 2010. Les dépenses de santé croissent moins vite que précédemment. Elles s’élèvent néanmoins à 232Mds €. Les coûts liés à la vieillesse-survie atteignent, elles 307,5Mds€.

 

Si le déficit de la « prot’soc » diminue, c’est en raison de la croissance des ressources, plus forte que celle des dépenses. Le relèvement des taux de cotisations retraite et la réforme des règles d’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires intervenus courant 2012 y ont contribué.


Le rapport jette un regard sur le panorama européen. Il constate que « la crise de 2008 n’a épargné aucune économie. Elle a aggravé les inégalités entre pays européens et fragilisé certains groupes », notamment les jeunes, durement touchés par l’augmentation massive du chômage.