La réforme du Code du travail nuira à l’égalité des genres, selon la CGT

Reçue par la secrétaire d’État aux Droits des femmes Marlène Schiappa, la CGT n’est pas venue les mains vides. La délégation avait dans sa manche dix propositions relatives à l’égalité des genres, estimant que « la grande cause nationale annoncée dans le programme d’Emmanuel Macron  doit se traduire par des mesures concrètes ».

 

Certaines des préconisations de la confédération de Montreuil n’ont rien d’original. C’est le cas de celle qui vise à supprimer les discriminations (sexistes, racistes, syndicales…) à l’embauche et dans les carrières, de· la protection des femmes enceintes, de l’amélioration des conditions de travail et du soutien à la parentalité. De même, revaloriser les emplois à prédominance féminine, lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail et protéger les femmes victimes sont des dispositions déjà prévues.

 

 Le syndicat est plus audacieux lorsqu’il avance l’idée d’une « lutte contre les temps partiels de moins de 24 h par semaine », sans toutefois en demander l’interdiction des contrats de travail prévoyant des vacations hebdomadaires d’une durée inférieure. Une autre préconisation novatrice concerne la création d’un « service public de prise en charge de l’enfance et de la perte d’autonomie ».

 

La CGT ne rentre pas dans le détail de la mise en œuvre de ses recommandations. Sachant que supprimer les stéréotypes de genre et le sexisme à l’école et dans les médias comme elle le réclame nécessite plus qu’une loi, tout comme la mixité des filières de formation et des métiers, ou encore les difficultés d’application de la loi sur la mixité des listes aux élections professionnelles.

 

La confédération fait aussi un lien entre sa liste de suggestion et la réforme du Code du travail. Elle risque, selon l’organisation syndicale de Montreuil, « d’avoir un impact fort sur l’égalité », sous-entendu négatif.