La restructuration de Vivarte s’effectuera sous haute surveillance

La ministre du Travail Myriam El Khomri et le secrétaire d’État chargé de l’Industrie, Christophe Sirugue, ont reçu ce 1er février des membres de la direction de Vivarte. Ils posent des conditions strictes au PSE d’envergure en préparation. À défaut de pouvoir l’empêcher.

Les deux ministres ont invité la direction à leur communiquer officiellement les éléments de bilan relatifs aux quatre plans sociaux menés par le groupe en 2015, afin de vérifier les résultats obtenus en termes de reclassement des salariés concernés par ces licenciements, ainsi que l’avis des médecins du travail sur l’impact des restructurations à répétition de ces dernières années sur la santé des salariés. Ils ont également demandé aux représentants la communication la plus rapide et la plus détaillée possible des conditions d’utilisation des sommes provisionnées au titre du CICE. Sous haute surveillance, le groupe de distribution devra faire preuve « de la plus grande transparence à l’égard des organisations syndicales et ont invité la direction à tenir une rencontre associant les syndicats et les actionnaires dans les meilleurs délais ».

 

L’accompagnement du PSE, insiste le gouvernement,  devra comprendre des mesures sociales de reclassement et des aides à la formation « de grande qualité, adaptées à la situation très diverse de chaque personne ainsi qu’à la situation de l’emploi des territoires diversement impactés ». L’employeur est invité à « établir un diagnostic socioprofessionnel des salariés appartenant aux catégories professionnelles concernées par le plan pour identifier clairement les freins à un retour rapide à l’emploi ».

 

Myriam El Khomri et Christophe Sirugue souhaitent également disposer des détails de la politique conduite par le groupe en matière de santé et sécurité au travail, et notamment dans le domaine des risques psychosociaux. Ils attirent l’attention sur la situation des salariés des petites entités, exposés sentiment d’isolement face aux difficultés.

 

La fédération CGT Commerce et services et le syndicat CGT de Vivarte ont de leur côté déjà assigné le groupe en référé devant le tribunal de grande instance de Paris, pour qu’un expert étudie notamment les conséquences des LBO de 2007 et 2014 et les responsabilités des dirigeants du groupe.