La troisième guerre mondiale, selon Bernard Thibault

Demain 15 avril sort en librairie « la troisième guerre mondiale est sociale », un livre dans lequel Bernard Thibault, ex-secrétaire général de la CGT, membre du conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT),  ouvre le débat sur le recul des droits sociaux dans le monde, y compris en Europe.

De son observatoire du BIT, Bernard Thibault trouve que «l  a situation sociale des travailleurs dans le monde se dégrade ». Y compris en Europe où les droits sociaux apparaissent de plus en plus comme des « privilèges » que les gouvernements veulent rogner, alors qu’un nombre croissant de familles sont exclues de la protection sociale. Mais la tendance n’a rien d’inéluctable, précise l’ancien secrétaire général de la CGT, avant de proposer sa solution : ferrailler pour «  imposer les droits sociaux pour tous en agissant pour des normes internationales du travail qui s’imposent aux entreprises et aux États ». Et dans cette bataille, considère-t-il dans cet ouvrage qui paraît aux éditions de l’Atelier, « l’organisation internationale du travail peut être un atout ». En quelque 216 pages, Bernard Thibault propose une stratégie pour gagner ce pari.

 

C’est le troisième livre de Bernard Thibault qui avait publié en 2005, sous le titre « Ma voix ouvrière », un recueil d’entretiens avec deux journalistes de France 2, et, en 2002, une monographie de sa confédération, simplement intitulée « Qu’est ce que la CGT ? »