La vérité sur les allocations chômage, dévoilée par une étude de l’Unédic

Oubliez l’image du chômeur-profiteur. La moitié des personnes sur le carreau ayant droit à l’assurance chômage travaille. Et parmi les demandeurs d’emploi couverts par le régime, seulsement sept sur dix empochent des allocations chômage. Les autres ont un revenu d’activité trop élevé pour y avoir droit, apprend-on dans une étude publiée le 10 juillet par l’Unédic.

Officiellement chômeur. En réalité, travailleur à temps partiel, voire très partiel, quelques heures par mois. C’est, la vraie vie de la moitié des 3,45 millions de demandeurs d’emploi qui avaient droit aux allocations chômage, fin juin 2016. Tous ceux qui ont théoriquement droit à des indemnités n’en touchent même pas. Sur les 3,45 millions de bénéficiaires potentiels, seuls 2,51 millions sont indemnisés. La majeure partie de ceux qui ne le sont pas a perçu un salaire trop élevé pour permettre le cumul avec une allocation.

 

Le pécule versé reste modique : en juin 2016, ceux qui n’ont pas travaillé au cours du mois ont perçu en moyenne de 1 010 € net. L’addition d’un revenu et d’une fraction d’indemnité chômage (en fonction de la rémunération du mois) atteint en moyenne à 1 240 € net, dont 540 € net provenant de l’Unédic. L’allocation maximale de 6 500 € net par mois qui fait fantasmer concerne à peine 500 personnes, c’est-à‐dire 0,02 % de l’effectif.

 

En outre, le cliché du demandeur d’emploi qui use le plus longtemps possible du système ne correspond pas à la réalité. Non seulement 47 % des personnes indemnisées ont droit à moins de deux ans de revenu de remplacement, mais moins de la moitié épuise ses droits. L’étude est formelle : « Les personnes sorties d’indemnisation ont consommé 68 % des allocations auxquelles elles avaient droit, en moyenne. Elles ont perçu des allocations pendant 10 mois. Parmi elles, sept sur dix ont été indemnisées moins d’un an ».