L’absence de moyen de déplacement peut être un frein à l’emploi

Un Français sur quatre a déjà renoncé à un emploi ou à une formation faute de moyen pour se déplacer, indique un sondage de l’institut Elabe pour le Laboratoire de la mobilité inclusive, publié en marge des 4es Rencontres de la mobilité inclusive qui ont lieu ce 18 janvier.

Faute de moyen de déplacement, il est déjà arrivé à 23 % des Français de renoncer à un emploi ou à une formation. Ce ratio augmente fortement parmi les populations les plus jeunes (près d’un sur deux) et parmi les publics les plus fragiles, soit 54 % des personnes vivant dans un foyer avec moins de 1000 euros par mois.

 

L’enquête, réalisée par Elabe à la demande du Laboratoire de la Mobilité inclusive, think-thank créé à l’initiative du groupe Total et de l’association Wimoov, indique également que près d’un Français sur cinq (19 %) déclare avoir déjà renoncé à se rendre à un entretien d’embauche ou une convocation du même ordre dans une structure d’aide à la recherche d’emploi, pour la même raison.

 

Plus généralement, près de neuf Français sur dix (86 %) estiment que les difficultés d’accès à la mobilité constituent un frein à l’emploi. Cette enquête confirme les résultats des premières études menées par le Laboratoire de la Mobilité inclusive dès 2013 et 2014. « Il est urgent que les pouvoirs publics se saisissent des enjeux de la mobilité inclusive », considère Florence Gilbert, présidente du Laboratoire et directrice générale de Wimoov.

 

Les 4es Rencontres de la mobilité inclusive qui se déroulent le 18 janvier 2017 seront l’occasion de répondre aux grands enjeux actuels de la mobilité inclusive : accessibilité des nouvelles mobilités, enjeux sur les territoires ruraux, nouvelle gouvernance mobilité seront quelques-uns des thèmes traités.