L’accès au titre d’ingénieur se démocratise (étude IESF)

Il est plus aisé pour un jeune motivé d’accéder au titre d’ingénieur qu’il y a quarante ans.Selon la dernière édition de l’enquête que publie tous les ans la Société des ingénieurs et scientifiques de France (IESF), « l’ouverture sociale progresse avec aujourd’hui trois fois plus de chance pour un jeune de devenir Ingénieur comparé au début des années 1980 ». La tendance est favorisée par le nombre croissant de bourses d’études et le net développement de la formation en alternance (+8 % par an).

 

Sur le marché de l’emploi, les ingénieurs ne font pas exception aux difficultés liées à la crise sanitaire. L’enquête note une forte chute des recrutements, avec 109 000 embauches en 2020, contre 131 000 en 2019. L’insertion des jeunes diplômés est perturbée. La proportion de jeunes diplômés en recherche d’emploi a pratiquement doublé. Pourtant, derrière la contraction du volume d’offres se cachent des difficultés à trouver les profils recherchés.

 

Globalement, les ingénieurs en recherche d’emploi sont 43 % à estimer que la crise sanitaire les a empêchés de trouver un nouvel emploi, tandis que 32 % pensent qu’elle est une des causes de leur perte d’emploi.

 

Toutefois, les rémunérations ne semblent pas avoir été impactées par la crise, en 2020. Elles restent au même niveau que l’année précédente, soit un salaire médian de 58 900 € . La paie est de 35 000 € bruts en début de carrière et se situe autour 100 000 € en fin de carrière avec des disparités selon les secteurs d’activité.