L’actionnariat salarié se renforce, son pouvoir reste à consolider

La Fédération française des associations d’actionnaires salariés et anciens salariés (FAS) publie, en collaboration avec le cabinet Altedia, les résultats de son enquête annuelle sur l’actionnariat salarié, la sixième du genre.

 

 

Réalisée de juin à septembre, l’enquête porte sur 72 structures, comptant près de 2 millions d’actionnaires salariés, soit la moitié de l’effectif total. On en retient que l’actionnariat salarié se porte bien. Depuis 2010, le dispositif est en progression dans deux entreprises sur trois. Et une fois sur deux, plus de la moitié des équipes y adhère.

 

Concernant les véhicules, 86 % des entreprises ont un FCPE d’actionnariat salarié, 68 % un actionnariat direct, 84 % un plan d’épargne groupe (PEG) , 40 % un plan d’épargne d’entreprise (PEE) et 63 % un plan d’épargne retraite collectif, alias Perco.

 

Selon les entreprises interrogées, la tendance est d’abord soutenue par la régularité des offres de souscription, puis par l’octroi d’un abondement plus favorable. Les employeurs sont aussi plus enclins à distribuer des actions gratuites à l’ensemble de leurs collaborateurs. Résultat : le seuil de 3 % du capital est atteint, voire dépassé dans près d’une entreprise questionnée sur deux.

 

Même si le taux moyen de souscription varie selon les sociétés, il demeure globalement plus élevé en France que dans les pays voisins. Le versement d’un abondement reste un classique et l’importance de ce coup de pouce supplémentaire se renforce, indépendamment de la stratégie fiscale du gouvernement. Pour preuve, la majorité des dirigeants n’envisagent pas de revoir leur politique de partage des profits, et plus précisément celle relative à la participation. D’ailleurs, interrogés sur les facteurs incitatifs, ils ne citent les avantages fiscaux qu’en quatrième lieu.

 

Les associations d’actionnaires, lorsqu’elles existent, ont un rôle jugé très positif. Les employés associés au capital sont représentés au conseil d’administration (ou de surveillance) près de six fois sur dix. Mais le plus souvent, ils n’ont pas accès aux comités spécialisés (rémunérations, nominations, etc.).