L’activité peut reprendre dans le BTP, aux conditions sanitaires définies par la profession

Fin du bras de fer entre le gouvernement et les entreprises du BTP au sujet du maintien de l’activité en pleine crise sanitaire. Les deux parties s’accordent pour encadrer la relance par un guide de bonnes pratiques destiné aux professionnels du secteur et diffusé ces jours-ci par l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP).

 

Le guide validé par tous les ministères concernés (Travail, Santé, Bercy, etc.), comprend des recommandations sanitaires générales, tout en laissant à chaque structure le soin de définir, d’adapter ou renforcer les protocoles d’intervention. L’objectif reste d’assurer la protection des salariés. Tous les types de chantiers sont concernés : des plus simples impliquant un artisan solo, nécessitant donc des adaptations légères aux plus complexes. Lesquels appellent souvent la révision des plans généraux de coordination.

 

Pour les chantiers dans l’impossibilité d’adapter leur fonctionnement ou de mettre en œuvre les recommandations applicables, les entreprises concernées pourront faire appel aux dispositifs de soutien mis en place par le gouvernement, notamment l’activité partielle.

 

Dans le même temps, les préfets sont appelés à « veiller à la poursuite et à la reprise des chantiers. Les services déconcentrés de l’État contribueront à l’information et à l’animation de la filière localement : maîtres d‘ouvrage, maîtrise d’œuvre, coordonnateurs sécurité et santé, entreprises de travaux, industriels et acteurs de la distribution, etc. ».

 

 

 

Dans la foulée, un travail complémentaire va être engagé sur les autres intervenants du secteur, tels que les maîtres d’ouvrage, architectes, bureaux d’études et coordinateurs sécurité. Il sera également question des impacts sur les relations contractuelles. Sur ce point précis, le gouvernement prendra une ordonnance d’ici quelques semaines.