L’Afpa, établissement public : lever de bouclier de la Fédération de la formation professionnelle

Le Bureau du Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Cnefop) a été saisi en urgence ce 5 juillet pour avis sur un projet d’ordonnance portant transformation de l’Afpa en établissement public à caractère industriel et commercial (epic),  chargé de la formation professionnelle des adultes. La Fédération de la formation professionnelle ( FFP) se dit étonnée de “la forme précipitée de cette consultation et du contenu du projet d’ordonnance qui élargit de manière inquiétante les missions du futur epic par rapport à la loi d’habilitation”. Elle se veut “déterminée à faire respecter les règles de la concurrence, condition sine qua non au développement d’un secteur innovant et de qualité en formation.” L’organisation fédératrice des prestataires de formation prend acte de la volonté du gouvernement de clarifier la situation de l’Afpa, mais lui demande également de prendre en considération l’enjeu pour le secteur qui emploie 150.000 personnes.

 

En outre, pour la FFP, les missions confiées au futur epic dépassent le cadre fixé par le Parlement, en vertu de la loi Rebsamen. Selon elle, le projet d’ordonnance ne donne  aucune garantie du respect du droit de la concurrence. Ce « ne clarifie pas la situation de l’AFPA. Au contraire, il renforce les incertitudes pour les organismes de formation. Nous prendrons les mesures qui s’imposent pour que ce projet garantisse les conditions saines et loyales de développement de notre secteur », prévient Jean Wemaëre, président de la FFP.