Après-Covid : la vie en entreprise, rêvée par les Scop

La confédération générale des Scop (CG Scop) le reconnaît : sa vision du monde d’après le Covid-19 « peut paraître utopique, irréaliste et lointaine ». Mas elle persiste et signe, le monde d’après aura un parfum de solidarité que l’organisation entend répandre via un manifeste tout juste publié.

 

Selon l’organisation présidée par  Jacques Landriot (photo), « la performance d’une entreprise ne sera pas de maximiser une valeur boursière, mais de pérenniser des emplois. Une entreprise n’appartiendra plus à quelques actionnaires, mais majoritairement à ses salariés. Les salariés ne seront pas la réussite ne sera pas individuelle, mais elle sera collective. Les bénéfices ne seront pas au profit d’une minorité, mais partagés équitablement avec tous les salariés. L’innovation ne sera pas pensée au détriment des emplois, mais comme réponse aux défis sociétaux et environnementaux.

 

Dans le monde d’après, les entrepreneurs individuels ne seront pas seuls, mais seront protégés et intégrés au sein d’un collectif. Dans le monde d’après, l’argent ne sera pas une finalité en soi, mais un moyen au service de l’humain ».

 

Rien d’extraordinaire, assure la CG Scop : « Depuis toujours, les Scop et les Scic innovent et agissent selon ces principes ». Fin 2019, le mouvement des sociétés coopératives comptait  3 439 coopératives actives pour 63 000 emplois. Leur chiffre d’affaires agrégé s’élève à 5,6 Mds€.