L’avenir de la fonction formation, radiographiée par Demos

La réforme de la formation professionnelle ne laissera pas la fonction inerte. Elle devra se réinventer, constate un sondage de Demos auprès 107 responsables.

 Pour 75% des personnes interrogées, la principale attente des responsables formation porte sur le développement d’outils d’évaluation de la formation. La réforme de la formation professionnelle les y incite. La loi oblige les entreprises à faire en sorte que chaque collaborateur bénéficie tous les six ans d’au moins une formation pour accéder à un développement professionnel. On s’attend à l’émergence d’une logique de résultat.

 Un autre chantier prioritaire pour les responsables formation (22,4% des sondés) est la digitalisation des dispositifs de formation (y compris le présentiel). « Même si le secteur assiste à l’avènement des MOOC, des serious games, des vidéocasts et des formations via les réseaux sociaux d’entreprises, les sondés ne cèdent pas aux effets de mode. Leurs préoccupations concernent encore la manière dont ils peuvent inclure une culture digitale dans leurs différents dispositifs de formation » souligne Denis Reymond, directeur des practices management et RH chez Demos.

 Dans les dix prochaines années, les responsables formation estiment qu’ils doivent développer des compétences liées à l’évaluation des performances et des niveaux (pour 51,9 % des sondés), au suivi des évolutions professionnelles (41,7 %) et au reporting sur l’efficience du service rendu (36,1 %). Ils ont également conscience de l’impact de la réforme de la formation professionnelle sur leurs métiers. Pour 50% d’entre eux, cet impact est considéré comme positif.

 Enfin, ils sont encore 25% à consacrer plus de la moitié de leurs temps à des tâches administratives, ce qui peut avoir un impact négatif sur la perception des actions de formation par les autres collaborateurs de l’entreprise.