Le Bilan Diversité 2017 confirme que les entreprises font de cette thématique un axe de stratégie RH

La Charte de la diversité, en partenariat avec le groupe Obea, vient de présenter l’édition 2017 du Bilan Diversité. Cette étude fait l’état des lieux des pratiques et initiatives des organisations signataires.

Pour la première fois, l’égalité professionnelle prend la première place, au palmarès des critères de diversité. La montée en puissance est fulgurante (+9 points depuis 2015). À l’inverse, le handicap dégringole du deuxième au cinquième rang .  L’étude explique que « l’accent mis depuis de nombreuses années par les entreprises sur le handicap a entraîné une forte progression du taux d’emploi des personnes handicapées ». En 10 ans, le nombre de sociétés s’acquittant de la contribution à l’Agefiph a en effet chuté de 28 %, et moins de 30 % des organisations du secteur public paient aujourd’hui de cette contribution imposée aux employeurs qui ne respectent pas le quota légal de 6 %.

 

Au hit-parade des critères de diversité, les jeunes sont en seconde position, les seniors à la troisième et l’origine étrangère à la quatrième.

 

Autre indication : l’approche de la diversité diffère selon la taille des organisations. Les petites structures (51 %) ont une vision un peu plus large de la diversité, comparativement aux grandes entreprises, qui concentrent davantage leurs efforts sur les principaux champs de la diversité comprenant des obligations légales : sexe, âge, handicap.

 

La priorité des signataires va à la qualité de vie au travail et le bien-être des salariés, considérés comme très importants par 60 % des signataires. Et la diversité en est une des composantes. Conséquence : la diversité devient un enjeu RH + points depuis 2012) et un vecteur de performance économique (+20 points depuis 2012), particulièrement dans les organisations de + de 50 salariés.

 

En outre, le Bilan Diversité constate que les signataires de la Charte ne progressent pas en matière de contribution à la politique de la ville. La prise en compte de la diversité territoriale tend même à reculer (-10 points en 2 ans).

 

Le faible taux d’association des instances représentatives du personnel aux différentes initiatives est aussi surprenant. Seulement 52 % des structures de plus de 50 salariés ont organisé des réunions d’information et de consultation (-14 points par rapport à 2012). La moitié des signataires ont négocié ou signé un accord d’entreprise portant sur une ou plusieurs thématiques de la diversité.