Le CESU préfinancé ne connaît pas la crise.

Le dispositif vient de boucler l’année 2014 sur une croissance de 8,7 %, soit un volume d’émission évalué à 806 M€ par l’étude annuelle Ultraviolet. La progression est due principalement à l’envolée du CESU préfinancé par les conseils généraux (CESU Social). Une trentaine de conseils généraux ont ainsi injecté 444 M€ dans le système. Les prépaiements assurés par les employeurs et les comités d’entreprise, alias CESU RH, se portent bien aussi. Ils ont représenté en 2014, un volume d’émission de 298 M€ dont, 232 millions € pour le secteur privé. Ces chèques sont utilisés dans les trois quarts des cas pour la garde d’enfants. Au total, 958 000 personnes ont bénéficié de ce mode de rétribution de services à la personne.

Sur ce marché porteur, l’étude recense un peu moins de 997 500 prestataires et intervenants. Parmi eux figurent 962 434 personnes physiques (dont 224 632 assistantes maternelles) et environ 35 000 entreprises et associations agréées. L’étude dénombre par ailleurs 12 900 financeurs dont des entreprises privées et publiques, mais aussi de CE, des mutuelles, ainsi que des collectivités.

 

Les six principaux émetteurs habilités par l’Agence nationale des services à la personne sont : Chèque Domicile, Domiserve, Edenred, La Banque Postale, Natixis Intertitres et Sodexo Solutions de Motivation. Ils ont fondé, début 2008, l’ APECESU, Association professionnelle des émetteurs de CESU, dont le président est Philippe Perrin (Domiserve)