Le congé de paternité supplémentaire sera étendu à la fonction publique

Depuis le 1er juillet 2019, les pères bénéficient d’un congé de paternité supplémentaire de 30 jours en cas d’hospitalisation de leur enfant. La durée de ce congé s’ajoute au congé paternité existant, d’une durée de 11 jours, ou 18 jours en cas de naissance multiple.

 

Cette mesure a bénéficié à 3 868 pères ou conjoints pendant la première année de sa mise en œuvre, entre juillet 2019 et mai 2020. Forts de ce résultat, les secrétaires d’État Olivier Dussopt  et Adrien Taquet (photo) annoncent ce 1er juillet que le congé supplémentaire de 30 jours sera ouvert aux fonctionnaires à partir de cet automne. C’est l’objet d’une ordonnance sur laquelle les organisations syndicales seront prochainement consultées.

 

Ce break bénéficie au père ou au conjoint de la mère pendant la période d’hospitalisation de l’enfant, consécutivement à sa naissance, dans un service spécialisé (unités de soins de néonatalogie réalisant des soins intensifs ainsi que dans les unités de réanimation néonatales). Il permet au père ou au conjoint d’être présents afin d’accompagner son enfant et soutenir la mère pendant cette période difficile.

 

Les modalités d’indemnisation sont les mêmes que celles du congé de  paternité actuel (versement d’indemnités journalières pour les salariés et les travailleurs indépendants, attribution d’une allocation de remplacement pour les exploitants agricoles) et garantissent comme celui-ci un remplacement quasi intégral du salaire. 

 

Un rapport de l’inspection générale des affaires sociales de 2018 avait mis en exergue la situation particulièrement délicate rencontrée par les parents d’enfants dont l’état de santé nécessite une prise en charge à l’hôpital dans un service spécialisé (soins intensifs, réanimation) à leur naissance. 

 

Le même rapport recommandait en outre d’allonger d’une manière générale la durée du congé paternité d’une à deux semaines à l’instar des décisions prises dans d’autres pays européens comme l’Espagne, le Portugal et les pays du Nord de l’Europe…). Le gouvernement travaille actuellement sur ces recommandations dans le cadre du projet dit des « 1000 premiers jours de la vie de l’enfant. »