Le contrat de professionnalisation, ça marche

En 2016, dernière année dont la Dares a épluché les données dans une étude publiée ce 2 mars, 195 300 contrats de professionnalisation ont été signés, soit une hausse de 5,1 % en un an. Et ça marche : trois bénéficiaires sur quatre sont en emploi six mois après la fin du parcours.

Le contrat de professionnalisation progresse encore dans la construction (+16,7 %) et poursuit sa monte en puissance dans l’industrie (+2,2 %) et le tertiaire où la hausse atteint 5,2 %. Normal, cette famille d’activités est à l’origine de quatre contrats sur cinq.

 

La tendance profite davantage aux alternants âgés de 26 ans ou plus qui représentent, en 2016, près d’un quart des embauches, précise Élise Pesonel qui signe la note de la Dares. En outre, le niveau de diplôme des personnes recrutées continue de s’élever. Près de la moitié des bénéficiaires sont ainsi titulaires d’un diplôme de niveau Bac +2 ou plus. Prudentes, les entreprises recrutent de moins en moins directement en CDI (seulement 5 % des cas). La durée moyenne des contrats reste néanmoins stable à 14 mois, pour une durée moyenne de formation tournant autour de 600 heures.

 

Interrogés six mois après la fin de leur contrat de professionnalisation, 73 % des bénéficiaires déclarent être en emploi. Parmi eux, 60 % affirment occuper un emploi durable et non aidé.