Le contrat de sécurisation professionnel est un atout, à condition d’être persévérant

Les salariés qui adhèrent au contrat de sécurisation professionnelle (CSP) après un licenciement économique ont de meilleures chances de réinsertion, grâce notamment à la formation. Mais ils ont le pied à l’étrier plus tard : la moitié au bout de huit mois, les perspectives sont plus nombreuses entre le douzième et le treizième mois.

A caractéristiques individuelles (âge et diplôme) similaires, les bénéficiaires du CSP sont plus souvent en emploi que les autres, indiquent la Dares et l’Unédic qui publient une étude sur ce thème. En outre, les intéressés occupent plus souvent des CDI ou des CDD de plus de six mois. Même si près de 80 % d’entre eux déclarent avoir dû faire au moins une concession pour retrouver cet emploi – notamment en matière de rémunération.

 

Par ailleurs, ils doivent s’armer de persévérance. Pour eux, la reprise d’emploi est plutôt lente en début de période, avant de s’accélérer à partir du 12e et du 13e mois de chômage. C’est l’inverse pour les autres demandeurs d’emploi, dont les meilleures chances de repositionnement professionnel se concentrent sur les quatre premier mois suivant l’inscription à Pôle emploi. L’étude explique la différence par l’accès massif à la formation. « À partir du 5e mois qui suit l’inscription à Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi en formation est substantiellement plus important », précise le document signé Oriol Boum Galiana et Céline Charozé (Dares) et Claire Goarant (Unédic).

 

Depuis septembre 2011, les entreprises de moins de 1 000 salariés et les entreprises de toute taille engagées dans une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, qui licencient des salariés pour motif économique, doivent leur proposer d’adhérer au contrat de sécurisation professionnelle.