Le cumul emploi-retraite plus prisé que la retraite progressive

Selon le dernier pointage du Conseil d’orientation des retraites (COR), un peu plus de 3 000 personnes bénéficiaient d’une retraite progressive, fin 2014. Ce dispositif, réformée par la loi du 20 janvier 2014, est ouvert aux assurés du secteur privé (salariés du régime général et de l’agriculture, indépendants, professions libérales et aux exploitants agricoles) ayant au moins 60 ans et justifiant de 150 trimestres de durée d’assurance aux régimes de retraite.

 

La retraite progressive permet de liquider partiellement sa retraite tout en continuant son activité professionnelle à temps partiel. L’assuré touche alors une pension équivalente à ce qu’il aurait perçu en cas de départ définitif à la retraite ainsi qu’une rémunération au titre de son activité. Il continue aussi à cotiser au titre de l’assurance vieillesse ce qui lui permet d’accroître ses droits à pension lors du départ complet à la retraite.

 

Ce dispositif est moins attrayant que le cumul emploi-retraite qui permet de reprendre une activité rémunérée après liquidation de sa retraite. Le nombre de seniors ayant choisi le double statut progresse. En 2013, 452 000 personnes âgées de 55 ans ou plus, soit 3,5% de cette classe d’âge étaient concernées. Il est possible de cumuler pensions de retraite (de base et complémentaire) et revenus professionnels, mais l’exercice de la nouvelle activité ne permet pas d’acquérir de nouveaux droits à retraite.

 

Chacune des deux options a son avantage. Le quinqua souhaitant prolonger sa vie professionnelle par un job à temps partiel a plus intérêt, financièrement, à le faire dans le cadre de la retraite progressive. Ell permet de bénéficier de la surcote dans le régime de base au moment de la liquidation définitive. D’un autre côté, le cumul emploi-retraite est financièrement profitable si l’intéressé est éligible à un départ anticipé pour carrière longue.