Le dialogue social en entreprise, ça fonctionne, avec ou sans réforme

Oubliez le cliche de l’affrontement permanent entre syndicats et direction. Dans huit entreprises sur dix, le dialogue social est constructif et les relations sont bonnes, entre la direction et les représentants du personnel. Et ce sont les dirigeants d’entreprise, interrogés par l’IFOP à la demande du cabinet KPMG qui le disent.

Le sondage Ifop-KPMG auprès d’un panel de 400 dirigeants d’entreprises de 200 salariés et plus est sans ambiguïté. 82 % d’entre eux estiment que les conditions d’un dialogue social constructif sont réunies dans leur société. Ils attribuent avant tout cette réussite aux bonnes relations entre la direction et les organisations syndicales ou les représentants du personnel.

 

Il se confirme que la culture du compromis est de mieux en mieux partagée, et la législation y contribue. Selon les membres de directions générales (dont des DRH) interrogés, les dernières dispositions légales tendent à faire émerger une culture du compromis. Mais, reconnaissent-ils, le déséquilibre demeure élevé entre les bénéfices pour les entreprises et les garanties pour les salariés. Les dirigeants sont les premiers à reconnaître que la législation tend à sécuriser davantage les entreprises que les salariés.  

 

La même enquête nous apprend que l’empilement des réformes (Loi Rebsamen, loi El Khomri, sans parler des précédentes dispositions antérieures, n’influence qu’à la marge la qualité des relations entre les partenaires sociaux au sein des entreprises. Si 52 % des dirigeants considèrent que ces évolutions légales vont favoriser le dialogue social, 41 % nuancent leur jugement en déclarant qu’elles ne vont que « légèrement » le stimuler. En outre, un bon tiers (34 %) n’anticipent aucune conséquence de ces mesures sur le dialogue social au sein de leur organisation.