Le dispositif Transitions collectives est en orbite

Co-construit avec les partenaires sociaux, le mécanisme des Transitions collectives est officiellement lancé ce 1er février par Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion.

« Transitions collectives » propose aux salariés dont l’emploi est fragilisé un accompagnement vers une reconversion dans des secteurs qui recrutent dans un même bassin d’emploi. Pendant toute la durée de la formation, les intéressés conservent leur rémunération et leur contrat de travail.

 

La démarche compte trois étapes. Primo, l’identification des métiers fragilisés formalisée dans un accord de gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP). Secundo, l’information des collaborateurs éligibles par le conseiller en évolution professionnelle (CEP). Tertio, l’élaboration d’un parcours de formation et le dépôt du dossier de « Transitions collectives » avec l’appui de l’opérateur de compétences (Opco).

 

Afin de garantir aux salariés des parcours de reconversion sécurisés vers des métiers porteurs, l’État financera – en fonction de la taille de l’entreprise – tout ou partie des projets de reconversion. Les ratios sont de 100% pour les entreprises de moins de 300 salariés, contre 75% pour les structures de 300 à 1000 salariés et 40% pour celles qui emploient les entreprises de plus de 1000 salariés. Au total, 500 M€ seront mobilisés sur deux ans, dans le cadre de France Relance.

 

 « Transitions collectives , en réaffirmant la place centrale du dialogue social au sein de l’entreprise, permettront de donner de nouvelles perspectives aux salariés qui s’engageront dans une reconversion professionnelle à proximité de chez eux, sans passer par le choc du licenciement. C’est également un dispositif pensé pour les territoires, quand on connaît les effets dramatiques que peuvent avoir les licenciements pour les bassins d’emplois », insiste la ministre du Travail (photo).