Le gouvernement travaille avec les partenaires sociaux et les collectivités sur les déplacements domicile-travail

Le gouvernement a réuni le 29 janvier les partenaires sociaux et les associations d’élus pour leur proposer de travailler ensemble sur les déplacements domicile-travail. Il propose trois thèmes. Primo, le dialogue social sur la mobilité au sein de l’entreprise. Bien mené, il est bénéfique pour son attractivité et la qualité de vie au travail, ainsi que le pouvoir d’achat des travailleurs. Il s’agit de s’appuyer sur les dispositions législatives existantes, au plan de mobilité, pour en faire un sujet récurrent de négociation.

 

Secundo, l’accompagnement des modes de déplacements respectueux de l’environnement (covoiturage, vélo, etc.). L’exécutif a précédemment des mesures financières qui les favorisent, dont le forfait mobilité durable qui permettra une exonération de fiscalité et de charges sociales jusqu’à 400 € par an pour la participation des employeurs aux frais de déplacement des salariés qui viennent en vélo ou en covoiturage. Il s’est également engagé à le mettre en œuvre pour l’ensemble de ses agents en 2020 à hauteur de 200 €. Les partenaires sociaux et les collectivités locales « sont invités à travailler à l’extension de l’accompagnement de ces modes vertueux », en complément des transports en commun.

 

Tertio, l’accompagnement des salariés qui n’ont pas d’autre solution que le recours individuel à l’automobile. Le gouvernement souhaite travailler avec les collectivités et les partenaires sociaux l’extension des dispositifs d’aide à cette catégorie de travailleurs. (prime à la conversion jusqu’à 5000 €, revalorisation du barème kilométrique, etc.). Certains employeurs ou collectivités ont anticipé en facilitant l’accès à l’acquisition de véhicules, en complément du coup de pouce de l’État.

 

Des mesures seront arrêtées d’ici à fin février, à l’issue d’un cycle de réunions. Elles ont vocation à être insérées dans le projet de loi d’orientation des mobilités.