Le groupe Chèque Déjeuner a son comité d’entreprise européen

Un accord instituant un comité d’entreprise a été signé le 4 novembre entre la direction et l’ensemble des organisations représentant le personnel du groupe Chèque Déjeuner (2300 collaborateurs, 6Mds€ de chiffre d’affaires). Le texte sera également paraphé par les syndicats UNI Europa et EFFAT. Résultat de négociations qui ont duré plusieurs mois, il fait de Chèque Déjeuner la première entreprise dotée d’un CEE,  dont la maison mère est une société coopérative, entièrement contrôlée ses salariés. Et ce sans avoir atteint l’effectif minimum qui l’y oblige.

La nouvelle instance de dialogue social couvre les filiales de plus de de 50 salariés. Il en existe en France, mais aussi en Italie, en Espagne, en Roumanie, en Slovaquie et en République tchèque. Toutefois, les pays abritant des entités de moindre taille peuvent désigner un correspondant, et les instances locales ont le droit de le solliciter.

L’un des objectifs est d’assurer une meilleure circulation de l’information. La direction dit vouloir « favoriser l’implication de tous ses salariés dans ses projets stratégiques ». Afin de permettre aux élus de jouer pleinement leur rôle, un budget de formation conséquent est d’ores et déjà prévu. Le comité travaillera sur quatre 4 axes relatives à la RSE : l’économique, le social, l’environnemental et le sociétal.

« Cette mise en place s’inscrit parfaitement dans notre volonté d’innover dans tous les domaines, qu’il s’agisse de l’économique, du social ou du technologique. La forme entrepreneuriale particulière du groupe et la nature de ses activités sont autant d’éléments qui renforcent son attachement au dialogue social comme facteur déterminant de la réussite », insiste Catherine Coupet, la PDG.