Le management de transition est efficace pour accompagner les transformations, selon une étude

Le management de transition a le vent en poupe, à en croire l’indicateur de marché 2015 et le dernier baromètre de la FNMT, la structure qui fédère les cabinets spécialisés.

 

Le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 15 % en 2015. Il est stimulé notamment par les missions relatives à la conduite du changement. Lesquelles représentent un tiers des prestations sur l’année, en hausse de 10 % par rapport à 2014.

 

L’industrie reste la plus concernée et concentre 53 % du business. Mais les services y viennent (+ 13 %). La durée moyenne d’une mission de management de transition reste stable à 7 mois. Grégoire Cabri-Wiltzer, président de la FNMT, se félicite de cette évolution : « Le management de transition connaît une expansion régulière. Il permet aux entreprises de faire face à des situations particulières. Notre secteur est en bonne santé et arrive à maturité, nous souhaitons donc structurer l’offre existante et consolider notre écosystème. La FNMT a mis en place un dispositif de labellisation des cabinets »

 

Longtemps perçu comme corollaire d’une restructuration, ou prélude à un plan social, le recours au management de transition de plus en plus perçu de manière neutre, voire positive, notamment auprès des entreprises qui l’ont déjà essayé. 97 % d’entre elles le recommandent, elles sont 80 % à se déclarer prêtes à y faire appel à nouveau. Mieux, cette opinion favorable se vérifie chez les employeurs qui n’ont jamais eu affaire à ce type de contrat. Parmi ceux-là, un sur cinq se déclare intéressé.

 

Quand l’entreprise doit choisir un ou des managers, c’est la qualité et l’expertise du professionnel proposé qui constituent les premiers critères pour 69 % des entreprises. Elles sont également sensibles à l’écoute et à la compréhension de leurs besoins (35 %) ainsi qu’à l’accompagnement proposé par le cabinet (20 %).

 

Les principaux motifs de recrutement sont la gestion de projet et l’aide à la transformation (58 %) ainsi que la conduite de changement (39 %). Viennent enfin la gestion de crise (38 %) et le conseil opérationnel (19 %)

 

« Le manager de transition n’est plus considéré comme un cost killer mais bien comme un partenaire ans la conduite du changement », conclut Grégoire Cabri-Wiltzer.