Le management de transition séduit les entreprises, confirme une étude de Delville Management

Le cabinet Delville Management dévoilera le 18 octobre prochain les résultats de l’édition 2016 de son enquête sur le management de transition. Elle a été menée entre octobre 2015 et février 2016 auprès d’un panel de 1100 entreprises en France et au Royaume uni. Il en ressort que l’embauche de managers de choc pour des missions sensibles est en nette progression.

De plus en plus répandu, le management de transition bénéficie d’une image toujours plus positive. Plus de huit chefs d’entreprise sur dix interrogés en ont une bonne image et plus de la moitié compte y recourir dans les six prochains mois. Tous ne découvrent pas le dispositif, 43 % l’ont déjà utilisé. La plupart d’entre eux lui trouvent un avantage par rapport au consulting : il est plus opérationnel.

 

Les managers de transition interviennent au plus haut niveau de l’entreprise. Les postes les plus concernés étant ceux de directeur administratif et financier (DAF), de directeur de projet et de directeur industriels. À la différence du Royaume-Uni, la DRH ne figure pas dans le tiercé. Le dispositif est plus répandu dans les PME, les ETI et les petits établissements de grands groupes. Seuls 5 % des contrats ont trait à un business supérieur à 500 M€. Les effectifs concernés confirment cette répartition : 90 % des managers de transition se voient confier un effectif de 500 personnes ou moins.

 

L’étude répertorie aussi la couverture géographique des business concernés : l’île de France arrive à égalité avec l’ensemble des régions (42 % de chaque côté). L’Europe compte pour 12 %, le reste du monde représente seulement 4 %. De ce point de vue, les entreprises britanniques font davantage appel à cette forme d’emploi pour des missions internationales.

 

Créé en 2010 sous l’impulsion d’Anthony Baron et Patrick Abadie, Delville Management est présent à Paris et à Londres. L’équipe compte une dizaine de 10 professionnels.