Le manager de demain, selon Le Village by CA Paris

Le Village by CA Paris, accélérateur de startups qui accompagne les grands groupes et les entreprises de taille intermédiaire vers le futur de leurs industries, publie sa première étude prospective consacrée au manager de demain. Elle a été menée en partenariat avec Le Lab RH et Startup Inside, membres fondateurs du Collectif Manager Nouvelle Génération. Créé en janvier dernier, celui-ci se définit comme «  un groupe de réflexion sur l’évolution des métiers des ressources humaines »

 

L’enquête a tourné autour de trois questions-clés. Primo, quel sera le profil du manager de demain ?     Comment va-t-il accompagner ses équipes ?     Quels conseils, messages voudriez-vous transmettre ?

 

Il en ressort que le manager va de plus en plus devenir un chef d’orchestre. Son portrait-robot est celui d’un homme ou d’une femme qui donne le tempo et met en place les conditions pour qu’une harmonie soit créée dans l’équipe.

 

Le manager de demain animera un collectif global plutôt qu’une équipe seulement de collaborateurs. Il sera amené à animer des équipes « hybrides » composées à la fois de collaborateurs, de clients, d’étudiants, de consultants, de représentants, de free-lance.  

 

Même si son rôle sera toujours de s’assurer qu’un cadre existe pour faire vivre l’équipe, ce cadre sera coconstruit avec l’équipe. Jérôme Friteau, DRH de la Cnav, confirme : « il y aura toujours la définition d’objectifs, mais ils ne seront plus purement quantitatifs et centrés sur la performance individuelle, mais de plus en plus orientés sur les compétences émotionnelles des collaborateurs.

Pour atteindre ces objectifs, le manager sera «  instigateur de dialogue » et « facilitateur des échanges et de la transversalité entre les équipes et les projets ». Tout cela sur fond d’autonomie et de responsabilisation. Bref, la confiance est donc plus que jamais nécessaire comme ciment de la relation manager/managée.

 

Pour Anne-Catherine ROPERS, Global Head of Human Resources chez Crédit Agricole CIB, « le manager de demain évoluera dans ce monde hybride et devra fédérer les membres de son équipe autour d’une vision commune. Il aura à cœur de valoriser la raison d’être de son équipe.

 

Autres évolutions: l’art de la délégation deviendra essentiel, tout comme le droit à l’erreur.L’injonction de perfection sera dépassée. L’organisation n’attendra plus du manager qu’il mette un masque pour cacher ses émotions ou sa personnalité au travail.

 

 Le manager de demain connaît et reconnaît les talents de chacun, tant professionnels que personnels : il capitalise sur les domaines extra-professionnels de ses équipiers (activité artistique, sport, engagement associatif…) et identifie les potentiels, savoir-faire et savoir-être des équipes et les compétences à renforcer.

 

L’étude explore aussi le volet responsabilité sociétale. Sur ce plan, il est indiqué que « la RSE, la qualité de vie au travail et l’inclusion donneront un nouvel élan à la fonction managériale.

 

Dans un monde en perpétuel changement, la durée et la validité des apprentissages seront sans cesse remises en question. Ainsi, beaucoup partagent l’idée que le manager devra “apprendre à désapprendre”. Pour conserver une longueur d’avance, le manager sera celui qui impulsera une dynamique d’apprentissage continu, tant pour lui que pour son équipe. Cet apprentissage englobera toujours les “hard skills” bien sûr, mais aussi les “soft skills”.

 

Les hard skills attendues tourneront bien sûr autour du digital pour devenir un virtuose du virtuel. Au programme : maîtriser les outils informatiques et l’associer digital et humain de manière naturelle ; ou encore, avoir une compréhension globale des enjeux de l’intelligence artificielle et des algorithmes.

 

Le manager pourra aussi continuer à développer ses compétences dans son expertise et d’autres compétences transférables puisque les parcours de carrière seront moins linéaires. Néanmoins, l’expertise ne sera plus la panacée pour devenir manager.

 

Pour Damien Joguet, Senior Partner chez OCTO Technology, “il ne faudra plus forcément venir de la filière d’expertise. La connaissance du métier sera

 

Pour Jérémy Lamri, cofondateur du Lab RH et auteur du livre “Les compétences du XXIe siècle”, les compétences qui seront valorisées dans les prochaines années seront : l’esprit critique, la créativité, la communication et la collaboration.