Le Medef approuve « une première étape », sous-entendu insuffisante

Le Medef voit dans les mesures annoncées  des leviers donnés aux entreprises, notamment aux TPE et PME,  pour « s’adapter avec ses collaborateurs aux mutations du monde ».

 Bien, mais peut mieux faire. C’est en substance l’analyse que le Medef fait des mesures annoncées par le gouvernement. L’organisation patronale juge que les ordonnances « n’ouvrent pas la capacité d’un dialogue simple dans les entreprises entre 50 et 300 salariés ».  Elle compte donc sur la fusion des instances  pour « optimiser les coûts liés au dialogue social », tout en le simplifiant.

 

En outre, l’augmentation des indemnités légales de licenciement, une concession faite par l’exécutif pour rallier certains syndicats, irrite le patronat. Même s’il approuve par ailleurs l’instauration d’un plafond pour les dommages et intérêts prud’homaux.  Tout comme la publication prochaine d’une ordonnance permettant de réformer le compte de pénibilité le satisfait.

 

Pierre Gattaz, (photo) résident du Medef reste mesuré :  « Les ordonnances contiennent des pistes intéressantes qu’il faut maintenant transformer en réalité pour que les salariés et les entrepreneurs puissent en comprendre les bénéfices et développer leurs entreprises ». Il conclut : « C’est aux partenaires sociaux, de faire vivre cette réforme, et de l’expliquer pour qu’elle puisse donner les résultats attendus ».