Le Medef propose dès mars, un chantier national en vue d’un Agenda 2020

Pour Pierre Gattaz, président du Medef, la situation économique actuelle n’échoit pas uniquement au gouvernement actuel, mais à «  30 années d’une politique brouillonne et désordonnée ». Mais c’est à l’actuel exécutif qu’il demande des comptes.

 

Ce qu’il en attend ? D’abord qu’il règle les problèmes de court terme. Et dans sa bouche, , cela signifie « que les promesses soient tenues et que les actes soient cohérents avec les discours ». Le patron des patrons s’explique : « Quand on nous parle de baisse de charges, on n’augmente pas les autres taxes, notamment locales. Quand on se rend compte qu’une disposition sur le temps partiel crée du chômage, on la corrige. Quand on nous parle de simplification, on ne lance pas des dispositifs comme la pénibilité, qui sont des monstres de complexité et vont s’avérer très coûteux. il s’en prend aussi à la loi Hamon sur la cession des entreprises.

 

Le patron du Medef attend que le pouvoir engage « une véritable dynamique de simplification de la vie des entreprises et des entrepreneurs.

 

Et à l’issue d’un réquisitoire, il fait « au gouvernement et à tous les partis politiques, mais aussi aux partenaires sociaux, une proposition : réunissons-nous pour tracer en commun les ambitions futures de notre pays. Confrontons nos visions et nos projets et bâtissons, ensemble, dès mars prochain un Agenda 2020 qui pourra se traduire en une ambition renouvelée pour notre sphère publique et notre économie, une vision qui expliquera les réformes à mener. Un projet républicain pour la France ».