Le préfet de la Martinique s’attire les foudres de la CGT

Premier poste préfectoral, premier dérapage. Stanislas Cazelles, ex-conseiller outre-mer d’Emmanuel Macron, nommé préfét de la Martinique en février dernier, est la cible de la CGT du ministère de l’Intérieur. Le représentant de l’État dans le département a laissé publier sur le compte twitter de l’administration qu’il dirige, un message supposé pédagogique sur la distanciation, mais qui fleure bon le racisme.  Il est expliqué aux indigènes qu’il convient d’observer une distance de sécurité d’une mètre, soit « cinq ananas ». Comme chacun sait, un Martiniquais raisonne d’abord en ananas.

 

Le syndicat est formel : connaissant bien les mécanismes administratifs internes aux préfectures, il « sait qu’il ne peut s’agir d’une maladresse : le message a été validé par les autorités avant d’être diffusé ».  La CGT insiste : « Les mots d’excuse du préfet indiquant que “l’unique objectif était de montrer l’importance de la distanciation face à l’épidémie” sont à mille lieues de la réalité. Imagine-t-on un seul instant le préfet d’Alsace demandant aux citoyens locaux de se tenir à 3 choucroutes de distance ou à celui de Bretagne à 4 crêpes ? »

 

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