Le président de la Commission européenne, avocat du dialogue social

« Les progrès en matière de développement économique au sein de l’UE ne peuvent venir que si elle insuffle une nouvelle vie dans le dialogue social ». Ce n’est pas un bouillonnant représentant syndical qui le dit, mais le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker,  himself. Il s’exprimait le 9 juin devant la conférence internationale du travail qui réunit à Genève quelque 5000 délégués de gouvernements, organisations d’employeurs et de salariés issus de 187 États membres de l’OIT.

 

« Le défi pour nous est d’adapter nos lieux de travail sans compromettre nos valeurs fondamentales. Le dialogue social et les questions économiques doivent aller de pair », a-t- il précisé, à la satisfaction du DG du BIT, Guy Ryder. Ce dernier confirme, assurant que l’institution qu’il dirige et l’Union européenne partagent les mêmes objectifs : «la promotion d’un niveau d’emploi élevé, l’effort pour l’amélioration constante de la vie des peuples et des conditions de travail, la garantie d’une protection sociale adéquate pour tous, et la lutte contre l’exclusion sociale ».

 

Réunie depuis le 30 mai, cette 105e session de la conférence internationale du travail s’achève ce 10 juin.