Le secteur du bâtiment retrouve ses perspectives d’emploi d’avant la crise, constate le Baromètre ManpowerGroup

Les employeurs interrogés en France par Manpower, dans le cadre de son Baromètre des perspectives d’emploi, se montrent encore frileux. Pour le 2e trimestre 2016, le solde net d’emploi restera négatif, à -1 %.

 

L’atonie générale cache des réalités différentes selon les secteurs. Ainsi, le bâtiment retrouve son rythme d’embauches d’avant-crise alors que l’hôtellerie-restauration plonge, confronté à un environnement économique changeant et de plus en plus concurrentiel.

 

Les perspectives d’emploi pour le deuxième semestre 2016 sont positives pour trois secteurs d’activité sur dix. Le climat le plus favorable se trouve dans secteur de la construction où la prévision nette atteint 9 %. Ce secteur retrouve son solde net d’emploi du 1er trimestre 2007, avant la crise économique et financière. « Le regain de confiance des employeurs du secteur de la construction peut s’expliquer par l’extension de la Loi Pinel à une cible plus importante de bénéficiaires et au maintien des directives du gouvernement pour l’investissement en 2016. Entre novembre 2015 et janvier 2016, les permis de construire accordés pour des logements neufs ont bondi de 16,6 % sur un an », commente Alain Roumilhac, président de ManpowerGroup France.

 

Les employeurs de l’hôtellerie et de la restauration sont les plus pessimistes pour le prochain trimestre, avec une prévision nette d’emploi négative, pour le quatrième trimestre consécutif, à -8 %. « Après les attentats des mois de janvier et novembre 2015, la plupart des catégories d’hôtels ont subi une baisse de fréquentation. En janvier, 62 % des professionnels font état d’une réduction de leur activité sur le mois écoulé. Par ailleurs, les offres issues de l’économie dite collaborative, Airbnb en tête, se sont développées à un rythme exponentiel et focalisent nombre d’interrogations et de crainte de la part des employeurs du secteur » commente Alain Roumilhac.

 

Au palmarès des régions, c’est en Ile-de-France que les perspectives sont les plus sombres. Pour la période avril-juin 2016, les entreprises franciliennes prévoient une perte nette d’emploi de 5 %. Leurs homologues des régions Centre-Est et Nord sont un peu moins négatifs : le solde net s’établit respectivement à -2 % et -1 %.