Le secteur du commerce, paradis de l’alternance et de la promotion interne

Forco, l’organisme collecteur de fonds de formation professionnelle du commerce a fait le 8 juin l’état des lieux de l’alternance dans le secteur. Avec 43 000 personnes formées en 2015, cette activité reste l’une des plus engagées dans ce domaine.  

Les 13 branches professionnelles du commerce ont formé environ 43 000 personnes en 2015, jeunes et adultes compris. Commerces alimentaires, magasins d’habillement, d’équipements de sport et chaînes de bijouterie-horlogerie ont donné la préférence au contrat de professionnalisation, qui représente 60 % des dossiers. L’apprentissage, jugé moins coûteux a la préférence des petites entreprises, tandis que les sociétés de taille moyenne et les grands groupes privilégient le contrat de professionnalisation pour la souplesse qu’offre la formule.  Les flux sont inégalement répartis sur le territoire, l’Ile-de- France et les Hauts-de-France trustant le tiers des contrats.

 

L’ étude du Forco souligne aussi la montée des qualifications. Les certificats de qualification et le bac pro ont toujours la cote, mais dans le cadre de l’apprentissage, le commerce plébiscite plus que les autres secteurs cursus post bac. Pour preuve, 40 % des entreprises concernées emploient un alternant post bac, contre une moyenne nationale de 36 %, avec une nette préférence pour le niveau bac+2.

 

La montée en puissance du contrat de professionnalisation se confirme. Le nombre de dossiers a augmenté de moitié en 10 ans, pour atteindre 25446 en 2016. Dans le top 20 des utilisateurs, Carrefour se place en tête, devant Auchan et ITM (enseigne Intermarché). On trouve aussi dans le peloton de tête, Système U, Cora, Casino et Decathlon. Bonne nouvelle pour les employeurs qui ont une appétence pour ce dispositif, le taux de rupture tend à baisse. Il est tombé à 14,6 % l’an dernier, au lieu de 23 % en 2013. Mieux, les erreurs de casting sont révélées dès le début du parcours, ce qui limite la déconvenue. En fin de cursus, plus de la moitié des structures d’accueil (51,5 %) ont proposé un emploi à la personne formée. Le taux de féminisation, satisfaisant, s’élève à 58 %. En revanche, des efforts restent à faire en matière d’insertion des personnes handicapées : elles ne représentent que 2 % des contrats de professionnalisation.

 

Le commerce recrute en permanence pour répondre à l’ouverture de points de vente (développement de réseau, arrivée de nouveaux concepts), mais aussi pour faire face au turn-over endémique dans cette activité. L’alternance est aussi favorisée par la culture de le la promotion interne, bien ancrée. La trajectoire du statut de pousse-palettes à celui de top manager reste possible.