Le smic, un acquis social défendu par le ministre du Travail

La confédération Force Ouvrière organisait ce 24 novembre, un colloque sur le Smic, en présence de nombreux économistes, sociologues, historiens. Le ministre du Travail François Rebsamen qui y est intervenu, a défendu avec force cet acquis social., devant un Jean-Claude Mailly ravi,

Ce colloque est l’occasion pour FO de faire croiser des regards pluridisciplinaires sur le salaire minimum et le pouvoir d’achat des salariés en France et de souligner son importance dans la dynamique de négociation et d’évolution salariale ainsi que son rôle moteur dans la croissance.

Le ministre du Travail n’a pas dit autre chose : “’ C’est un pilier du modèle social français dont les grands principes n’ont rien perdu de leur pertinence : « garantir au salarié, dont les rémunérations sont les plus faibles, leur pouvoir d’achat et une participation au développement économique de la Nation » tout en veillant à ce que sa progression n’entraîne pas « de distorsion durable avec l’évolution des conditions économiques générales et des revenus ».

Il y a des vieilles idées qui sont toujours neuves a-t-il poursuivi. Et dans la crise économique mondiale que nous avons traversée, la garantie d’un maintien du pouvoir d’achat des salariés les moins qualifiés contraste avec tous les pays qui ont connu des reculs sociaux sans précédents. Le SMIC n’est pas pertinent seulement du point de vue des principes politiques. Il l’est aussi économiquement, socialement.

 

Ce qui ne l’a pas empêché de doucher son auditoire en affirmant qu’«un coup de pouce» au smic n’est «pas toujours la bonne solution». Tout en excluant dare-dare un «smic dérogatoire» ou «un sous-smic», une piste avancée par le patronat.